La mystérieuse maison de poupées de Miss A. Purple

  • Titre : La mystérieuse maison de poupées
  • Autrice : Miss A. Purple
  • Éditeur : Librinova
  • Catégorie : Policier

Je remercie chaleureusement Librinova de m’avoir confié en service presse et en échange d’un avis honnête La mystérieuse maison de poupées de Miss A. Purple. Un policier français, situé en Bretagne pour être précise, qui m’a intrigué par son résumé.

Evana Young est sur le point de partir au boulot lorsqu’elle trouve une énorme caisse posée devant chez elle. Curieuse, elle l’ouvre malgré les risques liés à son métier de policière. A sa grande surprise, elle renferme une maison de poupées digne des plus grands miniaturistes. Chaque détail est réalisé avec soin et réalisme. Une mélodie précède l’ouverture d’une pièce où la jeune femme trouve des poupées mises en scène. Ce colis se transforme en message lorsqu’elle comprend qu’il lui indique des crimes. Le compte à rebours pour débusquer le tueur avant qu’il n’exécute ses prochaines victimes est enclenché.

Mon avis sur cette histoire est mitigé. Elle possède du potentiel surtout par son idée de départ, la maison de poupées qui dévoile progressivement les meurtres, et un personnage principal fort. Toutefois, avoir une bonne idée ne suffit pas à faire un bon roman. Ici, on ressent qu’il s’agit d’une première écriture par la forme, le style, la cohérence, les dialogues et le manque de nuance des personnages secondaires. A plusieurs reprises, j’ai ressenti un déséquilibre dans le traitement de ces différents aspects.

Evana Young est une femme charismatique qui dirige son équipe avec un esprit ouvert. Depuis sa plus tendre enfance, elle préfère jouer à la police et au voleur plutôt qu’à la Barbie. Pourtant, la maison de poupées l’attire inexorablement. Son instinct l’a pousse inconsciemment à s’y intéresser dès qu’elle pose les yeux dessus. Ayant un sens aigu de la justice, elle est émotive et déteste ne pas aller au bout des affaires, ce qui lui vaut quelques réprimandes de la part de ses chefs.

Si les autres acteurs possèdent des visages distincts, ils se confondent très vite les uns avec les autres. L’autrice dépeint une société et un cadre de travail trop parfait. Si on omet les meurtres bien entendu. Tout le monde est trop poli, trop conciliant. J’ai trouvé l’attitude des policiers presque bon enfant sur l’enquête du premier homicide. Lorsqu’une dispute éclate, elle est résolue en cinq minutes par la combinaison : excuse, explications et pardon. Peu de personnes agissent de cette manière dans la vie réelle. C’est trop idéal pour être vrai et réaliste même si je suis pour la communication non-violente. Mise à part les passages avec Noah, j’ai souvent eu l’impression que la plupart des personnages parlaient de manière similaire, avec des tournures identiques, la même intonation quels que soient leur origine, leur âge ou leur éducation.

La plume de Miss A. Purple est simple et par moment répétitive. Elle utilise souvent les mêmes termes. Telle sa maison de poupée, elle a une vision détaillée des scènes si bien qu’elle décrit de trop. Chaque emplacement de voiture, la position exacte des maisons dans le quartier, etc. Comme beaucoup de premier roman, les personnages font l’objet d’un cv dès leur introduction dans le récit au lieu de voir leurs informations distillées pour ne pas alourdir la narration.  Un dernier point concernant le style de l’écrivaine est le côté décousu de son bouquin. La succession des actes se passent souvent sans transition. Elle n’amène pas l’ambiance, elle la pose simplement devant le lecteur. Ainsi, je sais ce qu’elle veut faire passer mais je ne l’ai pas ressenti. Ce qui est dommage car certains de ses dialogues possèdent une vraie force pour traduire les sentiments des personnages. Alors que d’autres manquent de nuance.

Ce polar véhicule des questions sociétales importantes telles le courage des personnes à mobilité réduite pour affronter la vie malgré leur handicap, la maltraitance des enfants par leurs propres parents, la violence conjugale et la peur du coming out.

En bref, La mystérieuse maison de poupée est un premier roman déséquilibré. Après avoir lu le résumé et son idée originale, je m’attendais à être happée par l’enquête et la course contre la montre entre Evana et le meurtrier. J’ai plutôt été frustrée par les lacunes d’un premier projet qui a pourtant un vrai potentiel malgré le côté prévisible de la fin.

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Les femmes ne plaisantent pas avec l’amour de Jean-Pierre Levain

  • Titre : Les femmes ne plaisantent pas avec l’amour
  • Auteur : Jean-Pierre Levain
  • Éditeur : Lbs Select
  • Catégorie : policier

Je remercie chaleureusement Jean-Pierre Levain de m’avoir offert la possibilité de découvrir son titre Les femmes ne plaisantent pas avec l’amour via SimPlement.pro. Son roman a attiré mon attention par son résumé qui véhicule des concepts liés au féminisme.

Eva Karsanti survit miraculeusement à une tentative d’assassinat chez elle qui se déroule en l’absence de son mari et de sa fille partis voir un film d’horreur au cinéma. Plongée dans le coma, Fred, un amant de jeunesse, va mener l’enquête avec sa coéquipière Gaëlle en charge de l’affaire. Voir celle qu’il a lâchement quittée dans cet état, fait remonter des sentiments qu’il pensait disparus. Ceux-ci vont le guider et l’aider à démêler les fils de cette histoire compliquée par le manque criant d’indices sur les lieux du crime.

Mon avis sur cette enquête policière saupoudrée de romance est mitigé. Ce livre possède de nombreux points forts mais l’investigation reste classique. Il est semblable à de nombreuses séries policières françaises. Là où l’auteur se démarque c’est sur son côté pointu et minutieux à différents niveaux. On sent qu’il a fait de nombreuses recherches sur les procédures policières, les revolvers (composition, histoire et type) et les diagnostics médicaux. C’est sans doute l’un des polars mettant le plus en avant la rigidité du système d’enquête que j’ai pu lire jusqu’à présent. Cela est à double tranchant. Car si le côté technique est impressionnant, les situations d’échange et de réunion m’ont laissée de marbre par leur objectivité professionnelle.

Le bouquin alterne des moments d’émotion et de neutralité comme un électrocardiogramme des courbes de pic et de chute. Il commence avec panache avec l’attaque d’Eva Karsanti et continue avec la première réunion de l’équipe d’enquête qui présente les personnages et qui expose les faits avec une neutralité qui sied au moment et au cadre mais devant laquelle je me suis ennuyée. Ce schéma se répète et entraine une mise en place du contexte un peu longue.

Les personnages principaux sont bien construits. Fred est quelqu’un de droit, ponctuel et minutieux dans son travail. Célibataire et proche de la retraite, sa coque d’homme endurci commence à se fissurer devant l’inéluctable vie post-carrière dans la solitude de son appartement au milieu de ses disques de jazz et de ses bouteilles de Whisky. C’est la représentation d’un adulte qui est devenu mature et tolérant avec l’âge. Il est prévenant et j’ai particulièrement craqué quand il prend ses précautions pour ne pas déranger Eva qui est dans le coma. C’est mon moment préféré. Cette petite phrase qui le rend adorable.

« Il se connaissait suffisamment pour savoir qu’il avait tendance à ronfler surtout quand il était mal installé et il ne voulait pas la déranger ».

Gaëlle adore enquêter sur les crimes et la vie privée ou passée de son collègue. Même si elle sait qu’elle pousse souvent le bouchon trop loin, elle est une partenaire de confiance. A côté de ce duo de choc, les personnages qui composent leur équipe sont un peu caricaturés de prime abord. On a par exemple le beau gosse macho qui ne cesse de raconter ses multiples aventures, la geek pour la spécialité en informatique ou encore le stagiaire volontaire. Certains d’entre eux prennent pourtant de la profondeur malgré leur étiquette de déjà-vu par leur situation, leur vie et leurs craintes. Les autres acteurs (excepté Eva) manquent un peu de relief. Surtout la fille de la victime qui est l’incarnation de la haine mais dont la colère n’est pas expliquée.

J’en arrive au point qui m’a le plus accroché. Le roman exploite différentes facettes du féminisme. Tout d’abord, par Eva Karsanti qui symbolise les victoires des femmes aux cours du XXe siècle et du XXIe siècle. Possédant un don et un nez infaillible pour les affaires, cette entrepreneuse a réussi dans la vie professionnelle au point qu’elle rapporte plus de revenus que son mari, professeur à l’université. Elle est entreprenante en amour et elle défend des causes qui font polémique encore aujourd’hui comme l’avortement. Jean-Pierre Levain englobe toutes les raisons invoquées : le viol, la maladie du fœtus, l’inceste mais aussi, et c’est le plus important, le droit des femmes de disposer de son corps et de son utérus. Par son site de rencontre Voulez-vous, Eva touche à un tabou de la société : l’émancipation sexuelle des femmes de plus de 40-50 ans. Qu’une femme prenne du plaisir quand elle est considérée comme vieille ou périmée (ménopause) arrondit les yeux de dégoût de plus d’une personne actuellement. L’auteur évoque également la tortueuse histoire de la langue française qui a évincé de son vocabulaire autrice pendant des décennies. Enfin, il s’amuse à casser et dénoncer les stéréotypes tels qu’un policier qui boit du thé est une femmelette et les femmes mettent une éternité pour s’apprêter quand elles sortent. Comme il le dit si bien à propos de Gaëlle :

« […] elle était prête en moins de dix minutes chrono, démentant au passage ces pseudo-enquêtes scientifiques selon lesquelles les femmes mettraient en moyenne soixante-cinq minutes pour se préparer avant une sortie. De quelles femmes parlait-on dans ces enquêtes ? Sûrement pas des mères avec enfants qui travaillaient à temps plein ! » 

La richesse des idées de cette histoire ne s’arrête pas là car l’écrivain insère d’autres causes actuelles comme le régime végan. Il montre la folie dont des humains font preuve pour défendre leurs idéologies. Il invoque des théories psychologiques pour étayer les méthodes de ses enquêteurs comme la communication de l’école de Palo Alto.

La plume de Jean-Pierre Levain est d’une simplicité déconcertante. Pas dans un sens négatif car la pureté de ses mots et de ses expressions est déroutante. Ils frappent en plein cœur grâce aux émotions sans filtre qu’il partage avec le lecteur. Ici pas de fioritures inutiles. Les personnages font face à leurs sentiments et ceux des autres comme devant un miroir. De temps à autres, il y a des petits traits humoristiques principalement joués par le beau gosse avec ses blagues salaces. De nombreuses références cinématographiques sont évoquées. Enfin, l’auteur emploie un certain langage maîtrisé pour expliquer des sujets complexes liés notamment à l’informatique en plus de ceux que j’ai mentionnés plus haut. 

En bref, Les femmes ne plaisantent pas avec l’amour est polar avec une pointe de romance qui aborde des problématiques primordiales et actuelles. Plus qu’une simple histoire, c’est un plaidoyer pour l’émancipation des femmes qui souhaitent marcher côte à côte avec leurs homologues masculins et faire valoir leurs droits. Une lecture en demi-teinte mais qui me restera en tête par ses thématiques.

Friend Request de Laura Marshall

  • Titre : Friend Request
  • Autrice : Laura Marshall
  • Éditeur : Sphere edition
  • Catégories : Thriller, policier

Friend Request nous embarque dans les dangerosités qu’engendre le réseau social Facebook. Louise Williams a développé sa propre entreprise d’architecture d’intérieur. Elle travaille à domicile et s’occupe seule de son petit garçon de 4 ans, Henry, depuis son divorce. Un jour, elle reçoit une demande d’ami de Maria Weston qui est morte en 1989 et qui l’invite à une réunion d’anciens élèves. Louise s’interroge sur l’identité de la personne qui se cache derrière ce nom. Serait-il possible qu’elle soit en vie ? La mer n’a jamais rendu son corps après tout. Aura-t-elle le courage d’affronter le poids du passé qui la hante ?

Ce thriller démarre sur les chapeaux de roue avec la réception et l’acceptation de la demande d’ami. Toutefois, le déroulement des chapitres qui suivent sont moins palpitants. Des évènements inquiétants se produisent mais on sent bien que c’est lors de la réunion qu’il va seulement se passer un élément clé de l’intrigue qui va bousculer encore plus l’héroïne et qui va augmenter son stress et son inquiétude. A partir de là, j’ai eu du mal à lâcher le bouquin. La fin m’a fait frissonner par l’horreur des révélations.

Les thèmes abordés dans ce livre sont multiples. Les brimades à l’école dues à la division entre les élèves populaires et les autres. L’envie de tout sacrifier pour entre dans la sphère des personnes populaires. La domination et le pouvoir qui donnent l’impression à d’autres de ne pas être coupables de leurs actes. L’impact de son adolescence sur son avenir. Les dangers de Facebook et le voyeurisme. Et l’importance de l’enfant pour une mère.

Louise place Henry au centre de son univers. Elle a du mal à voir la force qu’elle représente en tant que mère célibataire et chef d’entreprise. Elle manque de confiance et elle est imprégnée par l’image idéale de la famille. Au cours du roman, elle puise dans son énergie et sa force cachée pour ne pas laisser ses pulsions pour son ex-mari gagner. J’ai particulièrement apprécié son évolution, sa volonté et sa bravoure.

L’alternance entre 1989 et 2016 nous plonge dans deux époques où tout est différent tout en ayant des points communs. Cette technique permet d’entrer dans le passé de Louise et de relier peu à peu le passé et le présent jusqu’aux révélations finales. Le style de l’autrice est simple et fluide.

En bref, Friend Request est un roman mêlant réalité brute et moralité. Laura Marshall se sert des vices de Facebook pour nous offrir une histoire où la tension règne et dans laquelle l’horreur humaine s’expose.

Emi, Lucette et la coiffeuse d’Evelyne Larcher

  • Titre : Emi, Lucette et la coiffeuse
  • Autrice : Evelyne Larcher
  • Éditeur : Librinova
  • Catégories : tranche de vie, policier

Emi, Lucette et la coiffeuse m’a été confié par Evelyne Larcher via la plateforme SimPlement.pro en échange d’un avis honnête. Un grand merci à elle pour sa confiance.

Ce livre nous plonge dans la banlieue parisienne auprès de Lucette, une mamie guadeloupéenne veuve qui mêle sa vie aux habitants de son quartier suite à la mort de son mari Nestor. Le 11 avril au matin, pompiers et policiers arrivent toutes sirènes hurlantes au bas de l’immeuble d’en face. Man Lucette se précipite sur les lieux pour savoir ce qui se passe et voir si la petite Emi Robert va bien car sa maman s’est faite agressée. Son état est grave et elle reste dans le coma pendant plusieurs mois. Les voisins du quartier sont chamboulés par cet événement qui va impacter leur vie. Chacun se demande qui a fait le coup et Lucette semble en déranger plus d’un !

Evelyne Larcher nous entraîne dans une histoire qui ressemble aux premiers abords à un Miss Marple transplanté à Paris. Man Lucette n’hésite pas à se rendre sur les lieux du crime et à s’impliquer dès le début du drame. Toutefois, son enquête est vite remisée à l’arrière plan. En effet, entre son sprint pour passer à travers la barrière des pompiers et les cinquante dernières pages, c’est principalement la vie des habitants du faubourg qui est exposée. D’ailleurs, l’investigation officielle menée par Carrie et officieuse de Man détective piétine longtemps.

Ce roman est avant tout le portrait d’un quartier. Les personnalités, les histoires, les interactions, la solidarité qui se développe suite à l’attaque, y sont décrits. Lucette est une mamie qui est cash. Elle se mêle des affaires des autres et dit ce qu’elle pense. Elle a un caractère bien trempé mais elle fait aussi attention à autrui comme durant sa carrière d’assistante sociale. Elle prend soin de la petite Emi Robert en lui faisant des gâteaux guadeloupéens et en lui contant des légendes des îles. Tour à tour, elle rouspète dans l’épicerie de Rachid et lui donne un coup de pouce quand il en a besoin. Elle imagine la relation amoureuse de la baby-sitter d’Emi avec le dentiste. Elle prend soin du chat du quartier qui assiste à la scène du crime et qui se balade librement dans tous les appartements bien qu’il ait un propriétaire.

La narration et la succession des scènes du passé et du présent des habitants se font souvent sans transition et je me suis sentie un peu perdue par moment. J’avais besoin d’un petit laps de temps pour comprendre à quelle période appartenait le passage.

La force majeure d’Emi, Lucette et la coiffeuse réside incontestablement dans le style d’écriture d’Evelyne Larcher. Sa plume est légère, humoristique, dynamique. Elle est rythmée et parfois poétique. En parlant du mari de la victime qui chronique des livres à la radio, l’autrice dépeint parfaitement sa propre façon de coucher les mots sur le papier : « Il adore quand les mots composent des partitions mélodieuses, harmoniques, rythmées. » Certaines lignes m’ont donné l’impression d’être déclamées en chanson, surtout avec l’utilisation de rimes. Enfin, la romancière use du langage antillais et arabe en les traduisant en notes de bas de page. Cela donne un certain cachet et nous plonge dans la diversité culturelle de ce quartier parisien.

En bref, si vous chercher une grande enquête menée de main de maître par une grand-mère casse-pied et attachante à la fois, passez votre chemin. Mais si vous cherchez un véritable portrait de quartier et si vous adorer les romans avec une écriture dynamique et rythmique alors foncez !

The Invisible Library (#1) by Genevieve Cogman

  • Title : The Invisible Library (#1)
  • Novelist : Genevieve Cogman
  • Publisher : Pan MacMillan
  • Categories : Steampunk, Fantasy, Mystery

A cover that imitates the leather, a title that mentions a mysterious library, a summary talking about a book-based treasure hunt…You needn’t a bigger hook to catch me.

The invisible Library is a shelter of thieves! That place is out of space and time and is keeping many books from alternative worlds. However, it’s not just any works. Only the unique and specific to the world books can join the labyrinthine bookshelves. The librarians collect them because of :

  1. The senior librarians’ research.
  2. Their effect on the language
  3.  Their power to strengthen the link between the Library and the alternative world

Irene wanders the alternative universes for this secrete society. Sometime she puts her life in danger to get and to keep the precious pamphlets. Her intelligence and the language (a non-magic power that works on object when you respect their essence) help her to fulfil the missions. She is perceptive. She analyses the situations from every angles. She has her own librarian code of honour. She dares to use every tools or persons even the undesirable ones if it/he helps her to find the book.

During her new task, she must head an apprentice, Kai. Behind his good boy and newbie image, he is slightly mysterious. You can rely on him. He has a gift to get used to the situation. It is an important quality to melt into the worlds to find the target without drawing the attention. 

Our book thieves cross over the gate that brings them in a 19th century London where Steampunk stands alongside fantastic beasts. Werewolves, vampires, faes are common. The aim of the mission is to collect an edition of the Grimms’ Fairy Tales. There are two problems. Firstly, this world is infected by the Chaos. Secondly, Belphegor stole the book and his owner was murdered.

Irène and Kai put on Sherlock Holmes’s hat and they make their own enquiries in avoiding their enemies and their metallic bugs. During their adventure, they meet colourful characters:  Bradamant the rival and Irene’s former mentor, and Peregrine Vale, the famous detective.

Genevieve Cogman built a fascinating and complex universe where the literary genres and references melted. One of the strong points of the novel is the working of the language and its constraints. The action blends with the investigation using fight and strategy. The boredom is absent. However, some episodes are similar and leave a déjà-vu feeling. Faes, dragons, magic and other beasts match with science and technology of the 19th century perfectly. I like that the novelist mentions small countries even if the main plot is taking place in London.

There is only an extract that made me gnashing my teeth because it leads to the idea that smile can distinguish women and men. « His lips curved in a smile that was somehow more a man’s than a woman’s. » I could have understood it if that sentence was said by a native of this alternative world. Its etiquette might cause a different behavior according to your sex. However, Irene is from another world, she experienced a lot of universe and society. Therefore, it’s illogical that she has such kind of idea.

I have a mixed view about the end. I wasn’t expected such development. Because of the synopsis and the kind of series, I had thought it was something more classical. I’m both curious and fearful about the next opus.

Briefly, The Invisible Library is a novel that is at the crossroad of genres (mystery, steampunk, fantasy). It has a captivating and complex world.

The Invisible Library (#1) de Genevieve Cogman

  • Titre : The Invisible Library (#1)
  • Autrice : Genevieve Cogman
  • Éditeur : Pan MacMillan
  • Catégories : Fantastique, Steampunk, Policier

Une couverture qui imite le cuir, un titre évoquant une mystérieuse bibliothèque, un résumé qui parle de chasse aux trésors livresques… Il ne faut pas un plus gros hameçon pour m’attraper.

The Invisible Library est un repère de voleurs ! Située hors de l’espace et du temps, cette bibliothèque abrite une myriade de livres issus de mondes parallèles. Mais attention, ce ne sont pas n’importe quels ouvrages. Seuls ceux qui sont uniques et propres à l’univers dont ils sont natifs, rejoignent les étagères labyrinthiques. Les bibliothécaires les récoltent pour trois raisons :

  1. Les recherches des bibliothécaires séniors.
  2. Leurs effets sur le langage
  3.  Renforcer le lien entre la bibliothèque et le monde en question

C’est pour cette organisation secrète qu’Irène parcourt les univers alternatifs, parfois au péril de sa vie, pour récupérer et conserver les précieux bouquins. Pour accomplir sa tâche, elle use d’intelligence et du langage, un pouvoir différent de la magie, qui agit sur les objets à condition de respecter la nature profonde des choses. Irène est perspicace. Elle analyse les situations sous toutes les coutures. Elle fait tout pour ne pas dévier de son code d’honneur de bibliothécaire. Pour retrouver un livre, elle est prête à utiliser les moyens et les personnes peu recommandables sans pour autant verser elle-même dans le crime (sauf le vol bien sûr).

Dans sa nouvelle mission, notre aventurière va devoir chapeauter un apprenti répondant au nom de Kai. Sous ses airs de novice et de gentil garçon, il possède une part de mystère. C’est quelqu’un sur qui ont peu compté et il a un bon sens de l’adaptation. Cette dernière qualité est importante pour se fondre dans la société et dénicher les cibles sans attirer l’attention.

Nos voleurs de livres passent le portail qui les amène dans une capitale anglaise du XIXe siècle où steampunk et créatures fantastiques se côtoient. Loups-garous, vampires, fées et bien d’autres sont monnaies courantes. L’objectif de la mission est de récupérer une édition des contes de Grimm. Ils rencontrent deux problèmes. Premièrement, ce monde est infesté par le Chaos. Deuxièmement, le manuscrit a été dérobé par Belphégor et son propriétaire s’est fait assassiné.

Ainsi, Irène et Kai doivent revêtir l’habit de Sherlock Holmes et mener l’enquête tout en évitant leurs ennemis et leurs insectes de métal. Au cours de leur pérégrination, ils rencontrent des personnages hauts en couleur dont Bradamant, la rivale et ancienne mentor d’Irène et Peregrine Vale, le célèbre détective.

Genevieve Cogman décrit un univers fascinant et complexe où les genres et les références littéraires se croisent. Le fonctionnement du langage et ses contraintes sont l’un des points forts du roman. L’action se mêle à l’enquête en mettant en scène combat et stratégie. Si l’ennui est absent, la redondance de certains épisodes terni légèrement l’excitation par une impression de déjà-vu. Fées, dragons, magie et autres créatures se fondent parfaitement avec la science et la technologie du siècle. Bien que l’intrigue se déroule à Londres, j’apprécie que l’autrice mentionne des petits pays.

Un seul passage m’a fait grincer des dents car il induit l’idée que les hommes et les femmes peuvent être distingués par leur sourire. « Ses lèvres se recourbèrent en un sourire qui était d’une certaine façon plus celui d’un homme que celui d’une femme. » Si cette pensée venait d’une personne issue de cet univers parallèle j’aurai pu comprendre que l’étiquette qui régit ce monde engendre une différence de comportement dans la manière de sourire. Mais ici, il s’agit d’une pensée d’Irène qui a vécu et connu tellement de sociétés qu’il est invraisemblable et peu cohérent qu’elle ait ce type d’opinion.

Je suis mitigée sur la fin. Je ne m’attendais pas à la tournure que les événements ont prise. En raison du résumé et du type de série, je m’attendais à quelque chose de plus classique. Je suis curieuse et craintive à la fois pour la suite.

En bref, The Invisible Library est un roman à la croisée des genres (policier, steampunk et fantastique) mettant en scène un univers attrayant et complexe.

J’agonise fort bien, merci. d’Oren Miller

  • Titre : J’agonise fort bien, merci.
  • Autrice : Oren Miller
  • Éditeur : Les Éditions de l’Homme Sans Nom
  • Catégorie : Policier

Ayant découvert les Éditions de l’Homme Sans Nom l’année passée à la Foire du Livre de Bruxelles avec de la science-fiction, j’ai décidé de visiter une autre partie de leur catalogue et de me tourner vers la section polar. Les trois titres d’Oren Miller étant tous si attrayant par leurs caractères intriguant et leurs couvertures sublimes que le choix ne fut pas aisé. Je me suis décidée après avoir écouté la description des atmosphères narrées par l’autrice et j’ai emporté le premier tome des aventures d’Evariste Fauconnier et de son acolyte, Isabeau.

La romancière nous emmène en 1950 dans la mythique Bretagne, pays des légendes et de la féerie. Evariste Fauconnier est un éminent notaire parisien qui est appelé sur les lieux suite au décès d’une de ses clientes et amies précieuses Catherine. Secondé par Isabeau qui lui sert de guide local et d’assistant, il se met à enquêter sur sa mort après avoir noté des détails suspects.

Au fil de leur investigation, l’Ankou et le petit peuple invisible semble leur mettre des bâtons dans les roues en brouillant les pistes. Où s’arrête la superstition et où commence la réalité ? C’est à cette question que nos deux enquêteurs vont devoir répondre pour trouver la solution des énigmes et déterrer le passé de cette petite bourgade.

J’agonise fort bien, merci. est une histoire policière addictive mêlant à la perfection folklore et rationalité. J’ai beaucoup aimé la personnalité des deux protagonistes. Evariste est pragmatique, cynique et loyal. Il fait face aux événements en gardant la tête froide malgré son sombre passé. Isabeau est candide, rêveur et empathique. Poussé par l’envie d’avoir une vie correcte et de quitter son soûlard de patron, il se donne à fond dans cette nouvelle collaboration.

Le style de l’autrice est tellement poétique lors de la description des scènes de trépas que la mort paraît belle et féerique. Le seul petit défaut relève plus de l’éditeur qui semble avoir envoyé le mauvais fichier à l’impression. En effet, les coquilles et les restes de corrections sont assez nombreux. C’est le seul élément qui m’a fait grincer des dents lors de lecture de cette histoire palpitante. Ayant connu le même problème avec leur premier livre lu, j’espère que cela ne se transformera pas en constante car je n’ai pas été déçue par leurs auteurs jusqu’à présent.

En bref, Oren Miller a réussi à tirer parti des légendes régionales et de la nature humaine à merveille, si bien que la révélation ultime donne des frissons et engendre des sentiments contradictoires. Un univers riche et des personnages fascinants dont j’aurais le plaisir de suivre les prochaines pérégrinations.