L’obscur de Frédéric Livyns

  • Titre : L’obscur
  • Auteur : Frédéric Livyns
  • Éditeur : Séma Édition
  • Catégorie : horreur

Avec sa belle couverture dans les tons bleus, L’obscur m’a envoutée afin que je délie les nœuds de ma bourse lors de la Foire du Livre de Bruxelles en 2020. Deux ans plus tard, je le sors enfin de ma PAL et découvre un ouvrage de cette maison d’édition belge.  

À Francheville, de sanglants événements se déroulent. Des meurtres terrifiants teintés de mystères s’étalent sur plusieurs décennies. C’est surtout dans une certaine maison que l’innommable se produit et que deux enfants disparaissent de la surface du sol. En 2011, Virginie ne s’attendait pas à vivre le pire alors que ses parents avaient déménagé pour engendrer un nouveau départ dans leur couple. La fresque paradisiaque du salon lui donne froid dans le dos, mais ce n’est rien comparé à l’ombre qui rôde. Avec l’aide de son amie Sylvie et de l’inspecteur Vernan, elle se lance à la poursuite de son identité pour sauver sa famille.

L’obscur commence par une série de morts dont le massacre du démon de Francheville sur lequel le policier enquête sans succès probant, ainsi que des décès atypiques aux alentours de la demeure pour donner le ton de l’histoire. Ensuite, l’héroïne entre en scène et voit le comportement de ses parents changer d’une étrange manière. En somme, l’intrigue reste assez basique pour le genre exploitant les maisons hantées. Une fois le décor planté, on accompagne Virginie dans ses recherches.

Dans un premier temps, je n’ai pas accroché au récit en raison de la succession des meurtres et de la plume simple de l’auteur. Il s’agit ici plus de mes goûts. En effet, je ne suis pas sensible au sang et aux os qui craquent inexplicablement. L’horreur de boucher, comme je l’appelle, n’induit pas la peur chez moi. De plus, au fur et à mesure que les indices tombaient, l’intrigue devenait de plus en plus prévisible. Cependant, dès que l’enquête de Virginie a débuté réellement, j’ai apprécié le déroulé qui a réussi à me happer jusqu’aux révélations et à la fin classique de ce genre romanesque.

Dans l’ensemble, les personnages sont plutôt bien élaborés. Virginie reste une jeune adulte de dix-huit ans sans trait loufoque ou original. Elle adore sa famille et est courageuse. L’inspecteur est le policier qui ne démord pas de résoudre l’affaire et de tuer le méchant. J’ai aimé Sylvie pour son côté culotté. Elle n’a pas froid aux yeux. Par contre, j’ai eu un peu de mal avec le petit frère de l’héroïne qui m’a paru trop enfantin dans son comportement au début de l’histoire pour un adolescent de quatorze ans. Je lui en aurais donné pas plus de 12 perso. Je comprends totalement ses réactions infantiles quand l’ombre apparait, mais pas avant. 

En bref, L’obscur fut une lecture sympathique pour me plonger dans le genre horrifique et relevé les tropes de la maison hantée. Je ne cache pas de l’avoir extrait de ma pal dans un cadre analytique. Toutefois, ma casquette d’étudiante ne justifie pas mon insensibilité à la terreur que ce type d’histoire est censé procurer. Le roman de mon compatriote est bien ficelé et sa plume a fini par m’emporter malgré sa simplicité et son traitement classique. Je le recommande pour ceux qui aimeraient aborder le genre.

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