Le Der des ders de ses amis de Brian B. Merrant

  • Titre : Le Der des ders de ses amis
  • Auteur : Brian B. Merrant
  • Éditeur : auto-édition
  • Catégories : nouvelle, historique, drame

Le Der des ders de ses amis est une nouvelle que j’ai reçue dans la box L’amour sous toutes ses formes d’Escape with a book. La romance ne faisant pas partie de mes genres de prédilection, j’aurais pu passer mon chemin quand cette box est sortie. Toutefois, la description promettait autre chose que de l’amour entre deux personnes, elle incluait aussi l’amitié. Je ne regrette pas du tout de l’avoir achetée, car la lecture de cette nouvelle épistolaire m’a bouleversée. J’espère qu’à travers cette chronique, j’arriverai à vous transmettre la beauté et la puissance de ce texte.

Joseph est orphelin. Quand la guerre éclate, il est envoyé au front pour aider la France à repousser l’ennemi. Solitaire, il laisse derrière lui son chat Louis, avec lequel il correspondra par l’intermédiaire de l’intendante, Mademoiselle Delancey.

Cette courte histoire dépeint à travers les échanges entre ses deux amis, l’horreur et l’incompréhension de la Première Guerre mondiale en la confrontant au doux quotidien d’un félin qui attend plein d’espoir le retour de l’être le plus important pour lui. Des messages de tolérance et de paix traversent leur histoire en filigrane à côté la peur de mourir et l’angoisse de ne pas recevoir la lettre suivante. Louis dénonce par sa sagesse animale la stupidité des hommes et réconforte l’âme blessée de Joseph qui voit disparaître les orphelins qui l’accompagnaient depuis le début.

« Ce conflit est dirigé par des enfants qui jouent à la guerre et envoient des enfants devenus adultes bien trop vite périr à leur place. C’est le pays qui implore que ses fils le défendent, avant de pleurer leur sacrifice. »

On comprend au fil des pages où l’histoire va aboutir en partie, mais même en le sachant, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en lisant le destin de Joseph et Louis. Ce lien fort qui les unissait, un amour entre humain et chat alors que les hommes s’entredéchiraient pendant quatre ans pour des idioties de territoire, passant à côté du principal : vivre en paix et ensemble. Vous allez dire que j’exagère et c’est vrai que j’écris rarement du sentimentalisme exacerbé dans mes chroniques. Pourtant, me croirez-vous si je vous avoue qu’en rédigeant cet article des mois après ma lecture (au printemps), les larmes dévalent mes joues et m’empêchent de discerner l’écran ? C’est dire si ce texte m’a touchée. Je ne sais pas si la présence du chat parmi les personnages joue un rôle important sur mon état émotionnel. Sans doute, vu mon amour pour ses petites bêtes qui m’accompagnent depuis ma naissance et dont mon cœur se pince à la mémoire de ceux qui sont partis. Cependant, je crois également que la plume de Brian B. Merrant et la vision de cette période qu’il met en scène sans filtre sur les pensées et les réflexions de Joseph, de Mademoiselle Delancey et de Louis, y sont pour quelque chose.

En bref, si j’ai choisi de lire Le Der des ders de ses amis en raison de la présence du chat, je ne m’attendais pas à lire un texte aussi puissant et émotionnel qui ébranlerait mon cœur à ce point. C’est une lecture qui devrait figurer dans les écoles, non seulement pour découvrir les affres et les horreurs de la guerre, mais également pour apprendre plus facilement la tolérance, la profondeur de l’amitié et l’importance de la paix.

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