La Quête (Le Conte des Sept Chants, #2) de Cécile Ama Courtois

  • Titre : La Quête (Le Conte des Sept Chants, #2)
  • Autrice : Cécile Ama Courtois
  • Éditeur : autoédition
  • Catégories : fantasy, romance

Je remercie du fond du cœur Cécile Ama Courtois de m’avoir confié son dernier roman en échange d’une chronique sincère, et d’avoir été aussi patiente et clémente face au temps que j’ai pris pour l’écrire.

Étant donné que j’aborde des éléments cruciaux du précédent tome, je vous invite à passer votre chemin sur cet article si vous ne l’avez pas lu. A moins que vous aimiez la torture à coup de spoilers.

Saraë, la haute-reine des elfes se vide de son énergie vitale pour tisser le bouclier d’amour qui protège son peuple. Les trois prêtresses se relayent à son chevet pour l’aider, quitte à en mourir. La situation semble perdue lorsque le grand mage Hermanus fait irruption dans la chambre et l’empêche de sombrer dans l’au-delà. Porteur du chant do, il rapporte à sa majesté la prophétie des sept chants et la quête pour les retrouver et sauver Gahavia. Pour ce faire, trois héros doivent être rassemblés : le Protecteur, la Double et l’Inattendu. Impatiente de retrouver Edoran parti en guerre contre les forces de Mork Örn, Saraë, devenue oracle lors de sa guérison, se montre dure en affaire. Elle donnera les noms des trois en échange de sa participation à la recherche des porteurs des chants.

Bien qu’on entre rapidement dans le vif du sujet, j’ai ressenti des longueurs dans la première partie du bouquin en raison des rappels et des explications supplémentaires sur l’univers qui arrivent presque d’un bloc. Certains passages m’ont semblé répétitifs par leur proximité comme le périple d’Hermanus qui est largement évoqué puis détaillé en profondeur quelques chapitres plus loin.

J’ai été quelque peu interloquée par les relations entre les personnages. L’autrice a fait un travail remarquable en amont pour tisser les liens entre les protagonistes. C’est indéniable. Malheureusement, elle les synthétise en quelques lignes descriptives, et fait de nombreux raccourcis sur des moments-clés que j’aurais aimé vivre avec eux. Je prendrai l’exemple de Thésis et Edoran qui forment un duo de choc sans qu’on vive la naissance de cette symbiose dans le combat. La seule véritable relation qui est traitée avec minutie, est celle entre Edoran et Saraë. Si je devais exprimer le style de ce bouquin à coup de fusain, je représenterais une balance qui ne cesse d’osciller entre fantasy et romance sans savoir quel genre choisir en priorité.

Ce résultat provient du pari que l’écrivaine s’est lancée en intégrant au noyau principal de nouveaux protagonistes plutôt que de repêcher ceux de La Délégation. Qui dit du sang frais, signifie bâtir, en repartant de zéro, de nouveaux liens en parallèle de la multitude d’événements qui doivent être relatés dans le roman pour faire avancer l’histoire.

Les épisodes de la seconde partie deviennent de plus en plus intenses et exploitent à merveille la notion de dimensions introduites avant le début de l’aventure dans le premier tome du Conte des Sept Chants. La quête qui avait des allures classiques, prend un tournant inattendu.

Parmi les nouveaux arrivants, le mage Hermanus fait figure de grand sage malgré ses nombreux préjugés envers la reine, qui tomberont les uns après les autres face à sa ténacité, son intelligence et, surtout, son aptitude à apprendre de ses erreurs rapidement. Le nain Olbur est plutôt standard : grognon et jovial. L’aelder Thesis est, quant à elle, brave et droite. Elle prend les responsabilités à bras le corps.  

Le Bestiaire inventé par Cécile Ama Courtois est l’un de mes petits plaisirs de lecture même si seules les hordes du Seigneur Noir en font partie. Elle fait preuve d’une grande imagination pour nous dépeindre ses monstres que l’on ne voudrait pas rencontrer même dans une avenue illuminée de soleil.  

Gageons que le chant des Sept pourra les exterminer grâce à l’harmonie qui apaise les ires, fait vibrer les cœurs et transcendent les langues et les peuples. C’est le pouvoir de la musique sur lequel l’histoire de La Quête est élaborée. Un art important chez la romancière au point qu’elle partage avec nous ses compositions lyriques pour accompagner le voyage des compagnons.

Sa plume est toujours aussi captivante. Elle allie le style poétique et médiéval avec brio. Le tout parsemé ça et là d’humour et teinté de noirceur pour nous faire trembler. Son écriture décrit des scènes de batailles avec détail et dynamisme.

En bref, La Quête est un second roman qui nous fait réellement entrer dans le vif du sujet. S’il m’a semblé déséquilibré au début par les raccourcis des relations entre certains personnages, la seconde partie avec le développement de l’histoire autour des sept chants ainsi que la manière de les retrouver, m’a conquise. Je me demande quel sera la tonalité du concert dans le troisième livre ?

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