The Invisible Library (#1) de Genevieve Cogman

  • Titre : The Invisible Library (#1)
  • Autrice : Genevieve Cogman
  • Éditeur : Pan MacMillan
  • Catégories : Fantastique, Steampunk, Policier

Une couverture qui imite le cuir, un titre évoquant une mystérieuse bibliothèque, un résumé qui parle de chasse aux trésors livresques… Il ne faut pas un plus gros hameçon pour m’attraper.

The Invisible Library est un repère de voleurs ! Située hors de l’espace et du temps, cette bibliothèque abrite une myriade de livres issus de mondes parallèles. Mais attention, ce ne sont pas n’importe quels ouvrages. Seuls ceux qui sont uniques et propres à l’univers dont ils sont natifs, rejoignent les étagères labyrinthiques. Les bibliothécaires les récoltent pour trois raisons :

  1. Les recherches des bibliothécaires séniors.
  2. Leurs effets sur le langage
  3.  Renforcer le lien entre la bibliothèque et le monde en question

C’est pour cette organisation secrète qu’Irène parcourt les univers alternatifs, parfois au péril de sa vie, pour récupérer et conserver les précieux bouquins. Pour accomplir sa tâche, elle use d’intelligence et du langage, un pouvoir différent de la magie, qui agit sur les objets à condition de respecter la nature profonde des choses. Irène est perspicace. Elle analyse les situations sous toutes les coutures. Elle fait tout pour ne pas dévier de son code d’honneur de bibliothécaire. Pour retrouver un livre, elle est prête à utiliser les moyens et les personnes peu recommandables sans pour autant verser elle-même dans le crime (sauf le vol bien sûr).

Dans sa nouvelle mission, notre aventurière va devoir chapeauter un apprenti répondant au nom de Kai. Sous ses airs de novice et de gentil garçon, il possède une part de mystère. C’est quelqu’un sur qui ont peu compté et il a un bon sens de l’adaptation. Cette dernière qualité est importante pour se fondre dans la société et dénicher les cibles sans attirer l’attention.

Nos voleurs de livres passent le portail qui les amène dans une capitale anglaise du XIXe siècle où steampunk et créatures fantastiques se côtoient. Loups-garous, vampires, fées et bien d’autres sont monnaies courantes. L’objectif de la mission est de récupérer une édition des contes de Grimm. Ils rencontrent deux problèmes. Premièrement, ce monde est infesté par le Chaos. Deuxièmement, le manuscrit a été dérobé par Belphégor et son propriétaire s’est fait assassiné.

Ainsi, Irène et Kai doivent revêtir l’habit de Sherlock Holmes et mener l’enquête tout en évitant leurs ennemis et leurs insectes de métal. Au cours de leur pérégrination, ils rencontrent des personnages hauts en couleur dont Bradamant, la rivale et ancienne mentor d’Irène et Peregrine Vale, le célèbre détective.

Genevieve Cogman décrit un univers fascinant et complexe où les genres et les références littéraires se croisent. Le fonctionnement du langage et ses contraintes sont l’un des points forts du roman. L’action se mêle à l’enquête en mettant en scène combat et stratégie. Si l’ennui est absent, la redondance de certains épisodes terni légèrement l’excitation par une impression de déjà-vu. Fées, dragons, magie et autres créatures se fondent parfaitement avec la science et la technologie du siècle. Bien que l’intrigue se déroule à Londres, j’apprécie que l’autrice mentionne des petits pays.

Un seul passage m’a fait grincer des dents car il induit l’idée que les hommes et les femmes peuvent être distingués par leur sourire. « Ses lèvres se recourbèrent en un sourire qui était d’une certaine façon plus celui d’un homme que celui d’une femme. » Si cette pensée venait d’une personne issue de cet univers parallèle j’aurai pu comprendre que l’étiquette qui régit ce monde engendre une différence de comportement dans la manière de sourire. Mais ici, il s’agit d’une pensée d’Irène qui a vécu et connu tellement de sociétés qu’il est invraisemblable et peu cohérent qu’elle ait ce type d’opinion.

Je suis mitigée sur la fin. Je ne m’attendais pas à la tournure que les événements ont prise. En raison du résumé et du type de série, je m’attendais à quelque chose de plus classique. Je suis curieuse et craintive à la fois pour la suite.

En bref, The Invisible Library est un roman à la croisée des genres (policier, steampunk et fantastique) mettant en scène un univers attrayant et complexe.

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